Vous pensez adopter un chat ? Mais quelque chose vous retient. Peut-être la peur de ne pas savoir quoi faire une fois dans le refuge.
Tous ces chats vous attendent. Tous ces regards. L’émotion qui peut déborder au mauvais moment et vous faire choisir avec le cœur plutôt qu’avec la tête. Ou simplement ne pas savoir par où commencer, quelles questions poser et comment s’y prendre ?
Il y a aussi cette culpabilité étrange à l’idée de choisir un chat et pas un autre. Vous allez repartir avec un seul. Et les autres restent enfermés ? Et puis la peur de faire une erreur irréparable. Et si ça se passe mal avec le chat que vous avez déjà à la maison ? Et si la cohabitation tourne au cauchemar ?
Sans parler du poids de l’engagement. Adopter un chat, c’est au moins quinze ans de responsabilité. Ça ne se décide pas à la légère. Alors vous attendez. Vous vous demandez si vous êtes vraiment prêt. Si c’est le bon moment. Si vous êtes la bonne personne. Ce sont des freins que j’entends souvent. Et je les comprends.
Alors je vais vous raconter comment je vis cette démarche. Pas comme un expert qui vous donne une méthode. Mais comme quelqu’un qui est en train de la vivre, en ce moment, avec les mêmes doutes que vous.
Parce que oui, j’ai des doutes moi aussi. Je ne suis pas certain de trouver le chat idéal pour vivre avec Sacha. Et je me pose une question que beaucoup d’entre vous ont peut-être aussi. Est-ce qu’un nouveau chat pourra nous donner ce que Wifi et Garfield nous ont donné pendant plus de 18 ans ? C’est une vraie question. Et je n’ai pas encore la réponse.
Mais j’y vais quand même. Et je vous emmène avec moi.
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La vraie question de départ
Quelle est la vraie raison pour laquelle je veux un deuxième chat ? C’est la question de départ que je choisis spontanément parce que c’est la plus profonde. Elle l’est autant pour moi que pour vous, le jour où vous serez dans cette recherche d’un deuxième chat à adopter.
Plusieurs idées me viennent à l’esprit pour y répondre. Depuis des mois, depuis la disparition des vieux frères Wifi et Garfield, après plus de 18 ans avec nous en famille, j’ai vu notre troisième chat Sacha changer beaucoup. Son comportement me fait dire qu’il est triste de le voir vivre seul. Il semble avoir un goût pour la vie en communauté. Il est très câlin avec nous, il miaule souvent dans la journée pour attirer l’attention, pour qu’on s’occupe de lui, beaucoup plus qu’avant la disparition de ses camarades.
La vie à un seul chat, je n’ai connu que ça pendant 40 ans
Que ce soit avec ma grand-mère ou avec ma mère, on a toujours connu la vie avec un chat unique avec nous. Et quand un collègue m’a suggéré l’idée d’adopter deux chats d’un coup, l’idée m’a paru saugrenue dans un premier temps. Cela ne m’avait jamais effleuré l’esprit.
Sur le moment, j’ai trouvé ça étrange puis j’ai pensé qu’ils ne s’entendraient pas. J’ai cru que cela me prendrait deux fois plus de temps à m’occuper d’eux. Donc j’ai eu un réflexe de rejet en pensant que mes quelques moments de liberté personnelle allaient disparaître. J’avais peur que deux chats me volent tout mon temps. Or je me trompais et cela a été une heureuse surprise.
Si vous voulez voir tous les avantages de la vie à deux chats, au lieu d’un seul, vous pourrez voir tout à l’heure « Adopter un ou deux chats ? 8 Raisons ».
Sacha seul, c’est une autre vie
Sacha m’a semblé très heureux, à vivre avec nous et avec deux autres chats. Mais depuis qu’il est seul, il a changé son attitude et son comportement. Il a dû s’adapter à de nouveaux repères. Comme nous aussi, toute la famille a dû également s’adapter à l’absence des deux autres chats. Donc j’ajoute cette autre raison. Les joies de vivre avec plusieurs chats sont fortes au point de vouloir en adopter au moins un deuxième aujourd’hui.
Chacun doit ressentir le bon moment pour s’interroger à nouveau, après le décès de son animal. D’autant plus que nos deux chats sont décédés à quelques semaines l’un de l’autre. Je ne me suis pas interdit un délai avant de penser à adopter un deuxième chat. Mais instinctivement, j’ai attendu que l’envie remonte en moi. Et il s’est passé finalement plusieurs mois. Après l’été, l’automne et l’hiver ont atténué le sentiment de chagrin que je pouvais éprouver, à chaque fois que je pensais à mes deux chats Wifi et Garfield.
Ce qui a rallumé la flamme
Mes filles ou mon épouse ne m’ont jamais poussé ou réclamé d’autres chats à adopter. L’idée m’est restée à l’esprit mais je ne la considérais jamais comme une envie forte. Aujourd’hui, je me rends compte que la saveur de cette idée me semble très différente. Une première occasion est apparue quand une amie de la famille m’a glissé une opportunité pour un chat d’élevage. Alors personnellement, je ne jure que par les refuges. Il y a trop de chats abandonnés qui demandent à trouver un foyer que l’idée de s’adresser à un éleveur ne me vient pas à l’esprit.
Mais j’ai écouté et j’ai été touché par l’histoire de ce très jeune Maine Coon âgé de deux ans. Dans un élevage professionnel, une toute petite différence peut avantager ou pénaliser le chat. Celui-ci avait, en l’occurrence, un œil plus petit que l’autre. Tous ses camarades partaient dans les familles régulièrement mais ce Maine Coon, un peu différent, ne trouvait pas preneur.
Donc j’avais accepté de venir à sa rencontre pour lui éviter d’être envoyé en refuge s’il n’avait pas trouvé preneur. Mais une fée s’est penchée sur ce beau Maine Coon au beau pelage roux puisqu’une famille l’a choisi finalement, quelques jours après avoir reçu l’information. J’ai été heureux pour ce jeune chat d’être choisi, comme les autres, malgré sa différence.
Une famille à chats
C’est ce qui a rallumé la flamme sans doute. Je me suis enfin dit que trouver un compagnon de vie à Sacha était le bienvenu. Pour que Sacha ait de la compagnie, c’est donc la première raison. Le manque de Wifi ou de Garfield traîne encore mais l’envie de revivre avec plusieurs chats est désormais plus forte. J’ai enfin répondu à cette première question fondamentale, à mon avis.
Dans notre maison, je sais que n’importe quel chat serait heureux. C’est une maison avec une famille à chats, comme j’aime à nous appeler. Comme ma grand-mère avait ce réflexe de vivre toujours avec un chat, ma mère m’a transmis ce mode de vie. Et je vois, avec bonheur, que mes filles ont cette sensibilité et cette intelligence féline pour être heureux à vivre avec un félin.
Je suis donc prêt
À m’engager à accueillir, à prendre soin de la santé et de l’alimentation de ce prochain chat à l’adoption. Je suis, ce que j’appelle depuis des années, un Parent de Chat, pour souligner le sens de la responsabilité que j’ai vis-à-vis de l’animal.
Comme pour Sacha et les autres, j’accompagnerai ce deuxième chat pour qu’il sorte à l’extérieur dans les meilleures conditions possibles. Pour Wifi et Garfield, il n’y avait pas eu de difficultés à les habituer. Pour Sacha, j’ai découvert des aspects de crainte et de panique que je n’avais jamais rencontrés. Aujourd’hui, il est pleinement épanoui à l’extérieur.
Si vous débutez avec votre chat ou si vous cherchez à mieux le comprendre avant d’en adopter un deuxième, le Nouveau Guide laVieDesChats est fait pour vous. Retrouvez-le dans votre espace personnalisé, ce livret pdf de 200 pages est gratuit ici.
Sacha a eu son mot à dire
À propos de Sacha, est-ce qu’il a eu son mot à dire dans le choix du deuxième chat ? Oui, en quelque sorte, dans la mesure où je prends en compte son caractère et sa personnalité pour choisir le deuxième chat. Tout comme j’avais procédé il y a 10 ans, pour trouver Sacha comme meilleur chat candidat, le principe est le même. Je pense qu’il permet d’avoir toutes les chances de notre côté pour adopter un chat.
Si je le choisis bien, ce chat sera heureux, et nous aussi, et Sacha aussi. C’est un point fondamental à mes yeux, et je vous propose d’y réfléchir si cela ne vous semble pas naturel. Ce n’est pas en choisissant le chat qui donne le plus pitié ou qui vous donne le plus d’émotions que vous réussirez l’adoption.
Réussir l’adoption, selon mon expérience
Personnellement, je souhaite être heureux avec ce chat en le rendant heureux lui-même, et toute la famille aussi. Donc bien choisir le chat candidat, c’est mon objectif. Pour que l’entente avec mon premier chat soit la plus facile, je retiens que ce chat devra avoir été reconnu comme pouvant s’entendre avec les autres chats, les humains, et les chiens éventuellement. Comme il y a des chiens dans le voisinage, un chat qui a cotoyé des chiens n’aura pas de problème dans le voisinage.
Depuis mon expérience avec Sacha il y a 10 ans, j’ai aussi toujours gardé en tête le fait qu’il ait plus d’un an à l’adoption. Pour deux raisons essentiellement, la première étant que son caractère et sa personnalité, sont plus faciles à lire à un an et plus. Plus jeune, on peut lire son caractère mais c’est plus difficile. Quand un chat a dépassé un an, c’est plus évident. Avant son premier anniversaire, pour un chat qui n’est pas d’une race reconnue, vous pourriez découvrir sur le tard qu’il n’a pas eu la chance d’avoir son programme d’éducation complet.
Éducation complète pour ce chat ?
La deuxième raison concerne justement son éducation. Même si l’essentiel est terminé à 5 ou 6 mois, quelques mois de plus renforcent son éducation au contact de sa fratrie et de sa mère. Et j’ajoute un troisième critère sur lequel vous pouvez ne pas être d’accord naturellement. Et cela n’engage que moi.
Je pense que je ne peux pas adopter un chat atteint de coryza, pour la simple et bonne raison que c’est une maladie contagieuse. Cette maladie respiratoire, qui ressemble à un rhume ou une grippe et touche surtout le nez, les yeux et parfois la bouche, est en effet très contagieuse. En moins d’une semaine, elle va se répandre chez tous vos chats chez vous.
Je m’impose ce critère par souci de responsabilité pour mon chat Sacha. Je ne veux pas lui imposer un risque sanitaire. Pour ne pas voir cette maladie contagieuse chez tous les chats du quartier, je prends en compte ce critère du coryza. Un chat atteint du coryza à l’adoption n’est pas condamné, il peut être adopté comme chat seul. Ou il peut être adopté avec des chats déjà atteints de cette maladie chronique.
Pour trouver le nouveau camarade de vie de Sacha
Je vais voir le refuge le plus proche de chez moi. C’est facile, vous lancez une recherche de refuge pour chat. Vous ajoutez le nom de votre ville et vous visez le refuge pas loin de chez vous. Pour exemples, j’ai essayé pour Lille, Toulouse et Nice. Les propositions ne manquent pas, où que vous habitiez. Plus c’est proche, plus vous serez à l’aise pour y aller plusieurs fois s’il le faut.
J’ai souvent entendu que des personnes ont peur d’être submergées par l’émotion. Le fait d’aller pour la toute première fois dans un refuge, vous pourriez avoir envie de tous les ramener chez vous. Je comprends ce sentiment. Mais le fait d’avoir préparé la réflexion dans un premier temps chez vous, vous avez déjà fait la moitié du chemin.
Près de chez moi en Bretagne, le site internet du refuge permet d’avoir déjà des informations très utiles sur tous les chats à l’adoption. Dans la liste, je vais rapidement retenir trois profils intéressants, je ne traîne pas trop sur tous les chats qui attendent. C’est ma façon de faire. Je fais confiance à mon instinct puis je vais vérifier mes trois critères seulement.
Mes trois candidats
Sur les trois candidats, le premier s’appelle Roocky. C’est un chat roux de 2 ans. En plus des deux photos, je lis sur la fiche : « Il est arrivé au refuge suite à un abandon. C’est un chat super mignon et attachant. Il peut mordiller quand on le caresse, on évitera donc les enfants en bas âge. Il recherche une maison avec un extérieur loin des routes, car il a toujours été habitué à sortir. » À mes yeux, il coche toutes les cases.
En plus, il va apprécier l’extérieur ici. Je l’accompagnerai dans les premiers temps au harnais pour observer son comportement. J’essaierai d’estimer le risque par rapport à une route à 300 mètres après le champ.
Je note qu’il est un peu mordeur
C’est le seul point que je veux pouvoir vérifier lors de ma visite. Est-il un peu sensible si on le caresse longtemps ou refuse-t-il le moindre contact au point de mordre ? Le deuxième candidat est une dame, plus précisément Madame.
Madame est une gentille chatte un peu peureuse au départ. Elle a besoin d’un temps d’acclimatation avant d’être en confiance. Elle est stérilisée, identifiée et vaccinée. Elle aime les autres chats et les chiens. Nous recherchons pour elle une famille aimante, calme et responsable. En maison, avec un extérieur loin des routes passantes. En famille d’accueil chez Loanne. Là encore, elle coche toutes les bonnes cases. Elle pourra être heureuse ici.
Je veillerai à une approche très encadrée pour les premiers contacts et la vie avec Sacha. Mais comme je sais qu’il est très diplomate, mon chat noir et blanc, j’aurai une mission pas trop difficile. J’en viens à mon troisième candidat sélectionné sur le site du refuge. Il s’agit de Jenny, une autre chatte.
Les infos de cette chatte appelée Jenny
Je lis sa fiche : « Âgée de 2 ans, cette adorable demoiselle attend sa famille pour la vie. Jenny cherche le contact avec l’humain, et elle saura vous récompenser par ses doux ronronnements. Elle a besoin d’un accès à un extérieur sécurisé car c’est une exploratrice. Elle s’entend avec les autres chats et les chiens calmes. En famille d’accueil chez Eric et Fabienne. »
J’en profite pour vous saluer si vous êtes famille d’accueil. Je sais que vous êtes très nombreux à avoir trouvé utile tous les conseils et expériences partagées sur laVieDesChats depuis 2012. Merci pour ce que vous faites pour vos chats et les chats des autres.
La suite au prochain épisode
Après cette réflexion et cette première sélection, j’ai envoyé un message au refuge. C’est leur mode de fonctionnement que je respecte. Ils demandent d’étudier d’abord puis de donner quelques informations par email. J’ai donc décrit ma situation personnelle, mon cadre de vie, mes autres animaux. La demande est envoyée et je vous tiens au courant dès leur retour.
Je vous propose de vous raconter la suite de cette aventure au fil des épisodes sur laVieDesChats. Vous pourrez vous rendre compte comment j’aborderai le premier chat candidat. Si cela peut vous rassurer sur la facilité d’adopter un chat, alors j’aurai réussi ma mission. Il faut surtout se poser les bonnes questions avant le premier contact. Je ne parle pas d’une adoption où vous trouvez un chat dans la rue, mais bien d’une démarche volontaire d’aller dans un refuge pour une adoption.
Je suis ravi de partager cela avec vous sur laVieDesChats. Et si vous voulez plus de conseils et d’expériences, vous allez adorer le Nouveau Guide de laVieDesChats. C’est mon cadeau de bienvenue. Retrouvez dans ce livret pdf de plus de 200 pages la base pour bien commencer votre vie avec les chats. Retrouvez-le dans votre espace personnalisé ici directement.









